Le Partage des Connaissances
pour l'adaption aux changements climatiques

Énergie

Énergie

Accès à l'énergie

Une bonne introduction – mettant explicitement les énergies renouvelables et les changements climatiques en relation – est le document du South Centre sur le « Role of Decentralised Renewable Energy Technologies in Adaptation » décrivant l’énergie et la pauvreté comme deux des principales causes de vulnérabilité, soulignant ainsi l’importance de l’accès aux énergies renouvelables. En soulignant à la fois l’importance de l’accès à l’énergie et un développement peu polluant (low-carbon) pour encourager les capacités d’adaptation des populations touchées, cette approche offre la possibilité de rassembler les mesures de prévention et d’adaptations aux changements climatiques. Le potentiel des énergies renouvelables et efficientes à soutenir les stratégies de réduction de la pauvreté est exploré par l’APFREPREN avec une attention particulière sur le continent Africain, la Corne de l’Afrique et l’Ethiopie. La question du genre est aussi intégrée au débat. La basse consommation d’énergie de l’Afrique sub-Saharienne et les améliorations possibles quant à l’accès à l’énergie sont étudiées plus en profondeur par Liaison Energie-Francophonie et dans des articles publiés par l’Initiative de l'Union Européenne pour l'énergie (EUEI), la GTZ et l’AFREPEN.

Biomasse : débats technologiques et sociaux

Une autre question clé est celle de l’opportunité offerte par certaines sources d’énergies renouvelables. Sachant que la biomasse est la principale source d’énergie en Afrique sub-Saharienne, elle domine le discours sur les formes d’énergies propres et renouvelables, où diverses formes de biomasse, en particulier le feu de bois, sont débattues intensément. La gestion durable des forêts est généralement vue comme aussi importante aux efforts de lutte contre le réchauffement climatique qu’à la production d’énergie. L’Institut de l’énergie et de l’Environnement de la Francophonie publie un journal spécifiquement sur les thèmes de la biodiversité, l’énergie et les changements climatiques incluant la foresterie. Une étude de la FAO intitulée « Les Forêts et l’Energie : questions principales » peut aussi donner quelques conseils éclairants.

Une seconde problématique majeure dans les énergies renouvelables est celle des biocarburants. L’Africa Biodiversity Network révèle que selon des études de terrain au Bénin, en Tanzanie, en Ouganda et en Zambie, la solution du biocarburant est encore une politique imposée par le Nord, laissant un espace très limité pour des solutions locales et durables qui servent les intérêts des Africains et non ceux des pays industrialisés à la recherche de sources d’énergies additionnelles. L’IFPRI souligne que les conséquences de l’expansion de la production des biocarburants et de la bioénergie pourraient avoir un impact sur la sécurité alimentaire. La FAO en revanche est beaucoup plus positive sur l’utilisation de la production d’agro-carburants à des fins de réduction de la pauvreté et de production d’énergie.

Cultures Expérimentales

Les défis et dangers infligés par une augmentation de la production de biocarburants, rivalisant ainsi avec les objectifs de sécurité alimentaire et de conservation de la biodiversité, sont largement admis. Les conclusions, en revanche, sont diverses. Certaines organisations reconnaissent toujours le potentiel des agro-carburants comme le bioéthanol, tandis que d’autres le critiquent et réclament des solutions alternatives. Les alternatives qui ont été considérées incluent l’huile de Jathropa, de coton et d’hyacinthes d’eau. Enfin, un article de l’Energy Research Centre compare les avantages et inconvénients des chauffeurs solaires d’eau et du biodiesel, prenant en compte les facteurs socio-économiques qui peuvent se révéler pertinents pour d’autres sources d’énergies renouvelables.