Le Partage des Connaissances
pour l'adaption aux changements climatiques

Négociations climatiques internationales

Négociations climatiques internationales

Bien que l’atténuation des changements climatiques et les mécanismes et instruments connexes dominent encore l'agenda international et le pool d'informations disponibles en ligne, l'adaptation a été objet d'une attention croissante depuis le troisième Rapport d'évaluation du GIEC en 2001. Une série de documents de travail du Centre Tyndall pour le Changement Climatique illustrent l’apparition de la notion d'adaptation dans les questions des changements climatiques au niveau international et le vaste agenda du développement. Lors de la 13e Conférence des Parties à la CCNUCC à Bali, en 2007, l'une des quatre «pierres angulaires» du Plan d'action de Bali [www.undp.org/climatechange/docs/UNDP_BAP_Summary.pdf] était entièrement dédiée à l'adaptation; les deux autres pierres angulaires sont directement liées à elle (le CRDI fournit un bref résumé en français).

Cependant, les voix des communautés concernées par les changements climatiques demeurent critiques, affirmant que les progrès dans la recherche et l'action d'adaptation sont limités. Une édition de 2008 de la revue Global Environmental Change conclu que les grandes lacunes dans la couverture des régions géographiques et des langues autres que l'anglais l'emportent, et que les ressources d'adaptation à ce jour restent largement incompatibles et incomparables. Un éventail d'autres sources ont affirmé qu’au niveau de la communauté internationale n'y a pas de consensus sur l'importance, la portée, le coût, et en particulier, la responsabilité de financer l’adaptation au changement climatique, ce qui limite les possibilités d'efforts concertés dans ce domaine. Dans la perspective de Bali en 2007, Oxfam International [http://www.oxfam.org/en/climatechange] a appelé à une action immédiate, comparé au financement de l'adaptation par rapport aux dépenses canadienne annuelle sur les revitalisants de cheveux [Oxfam_bali_adaptation; Oxfam_bali_adaptation_fr].

Financement de l'adaptation: A Qui incombe la Responsabilité?

Les questions de coûts et de financement de l'adaptation sont au centre de nombreux débats internationaux mais il y a un consensus général que l'adaptation a besoin de façon urgente davantage de financement. IDDRI [www.iddri.org] décrit l'état actuel des négociations concernant le Fonds d'adaptation comme discuté à Bali et à Poznan, et explique comment une atmosphère de malentendus et de désaccords a inhibé l'action dans deux documents d'information [Paper N ° 1, Papier # 2] documents d'information de IDDRI. En dehors de la liste des options de financement, les organisations gouvernementales internationales telles que l'OCDE et la Banque Mondiale [www.worldbank.org/climatechange] fournissent peu d'indications sur leurs positions sur qui devrait financer l'adaptation, tandis que les institutions de recherche et les ONG ont des idées beaucoup plus claires à ce sujet et explorent différentes options (voir articles par Klein [klein_adaptation], Muller [muller_adaptation] et Hyder [GEC_18_3_carbontax] pour une mise à jour). Une autre proposition intéressante [Oxfam_financing_adaptation] d'Oxfam International suggère l'utilisation d'un «Indice de financement de l’Adaptation», selon lequel les États-Unis, l'UE et le Japon sont respectivement responsables de la couverture de 40, 30 et 10% des coûts d'adaptation.

Qu'est-ce que l'adaptation?

Dans le contexte des négociations internationales et des cadres juridiques, l'OCDE et l'AIE ont publié une liste et la synthèse des termes sur l'adaptation, en fournissant un aperçu des différences mineures et majeures des définitions utilisées par la CCNUCC, le GIEC, l’UNISDR et de manière plus large la communauté travaillant sur les changements climatiques. Une autre définition à considérer est la distinction entre l'adaptation proactive et réactive: La Banque mondiale considère ce dernier, avec l'atténuation, l'option la plus utile par rapport à l'adaptation proactive qui doit faire face aux incertitudes sur les impacts réels de la variabilité du climat et changer. L'UICN, dans un document de politique générale, utilise le terme «approche écosystémique à l'adaptation», décrivant l'écosystème dans la fourniture de services essentiels pour les êtres humains, qui doivent être maintenus [IUCN_pp].

Afrique: Intégrer et Lier l'Adaptation

Outre les débats autour de la définition et les coûts de l'adaptation, la communauté internationale discute de la nécessité de lier l'adaptation au changement climatique à l'atténuation et à la réduction des risques de catastrophe. Même si il a été maintes fois souligné que l'Afrique subsaharienne est particulièrement vulnérable aux changements climatiques, les sources reflétant spécifiquement le contexte africain sont rares et largement limitées à des études très spécifiques au niveau de l'élaboration de la politique nationale (comme les PANA). On peut trouver les ressources en français au niveau national ou mondial, mais il y a un grand fossé entre les deux. Un article liant le cadre national, à un cadre mondial plus large est l’étude de cas de l'Ouganda qui explique la divergence des intérêts nationaux et internationaux et explore les moyens de les surmonter. Une approche orientée vers la réduction de la pauvreté et qui met l’accent sur l'importance des savoirs locaux peut être trouvée dans un document de conférence de 2002 [CICERO_africaadapt_production_strategy] par CICERO d'Oslo, qui donne des recommandations pour la politique d'adaptation dans cinq pays d'Afrique orientale.