Le Partage des Connaissances
pour l'adaption aux changements climatiques

Résumé du Projet

  • Mesure de la pluviométrie : Une innovation à partir de la téléphonie mobile

    Mesure de la pluviométrie : Une innovation à partir de la téléphonie mobile

    Créé par: admin | 2014-08-27 18:10

    Organisation Associé: UO/LAME, IRD, LTHE, GET

    Résumé:

    Mesurer la quantité d’eau de pluie tombée au sol à partir de la téléphonie mobile, c’est possible ; c’est même une réalité au Burkina grâce au Laboratoire de Matériaux et Environnement (LAME) de l’Université de Ouagadougou. Avec le directeur de ce laboratoire, le Pr François Zougmoré, nous avons réalisé un entretien pour mieux appréhender le mode opératoire de cette innovation, les différents intervenants dans sa mise en œuvre, ainsi que son utilité pratique. Lisez plutôt !

    Lefaso.net : Voudriez-vous bien vous présenter ?

    Je suis Pr Zougmoré François, professeur titulaire, spécialité Instrumentation et Mesure, à l’UFR/SEA (Unité de formation et de recherche en sciences exactes et appliquées, ndlr) de l’Université de Ouagadougou. Je suis le Directeur du Laboratoire de Matériaux et Environnement (LAME) qui existe depuis octobre 1998, et qui a été fondé pour servir de laboratoire de base pour accueillir les premiers étudiants en formation au niveau doctoral à l’université de Ouagadougou. Nous travaillons sur différents aspects des sciences et techniques, dont le solaire, le séchage et les énergies renouvelables, le photovoltaïque, les matériaux pour l’énergie et les télécommunications, en propagation libre ou dans les fibres optiques.

    Dans le laboratoire, nous travaillons aussi sur les sciences du sol, plus particulièrement le transfert d’eau dans les sols arides, dans le cadre du changement climatique et la nécessité d’une meilleure gestion des ressources en eau. Nous travaillons également sur d’autres aspects de la physique, notamment la physique des plasmas, liée au disjoncteur, dans l’équipe dirigée par le Pr Koalaga Zacharie, professeur titulaire, spécialité électrotechnique. Les investigations dans les plasmas, c’est, en résumé, des techniques qui sont étudiées afin d’améliorer autant que possible, la qualité de coupure de courant au niveau du disjoncteur. Depuis quelques années, nous travaillons aussi sur la météorologie de l’espace, au sein de l’équipe dirigée par le Pr Ouattara Frédéric, professeur titulaire en géophysique. Enfin, un des axes de recherches se rapporte aux sciences nucléaires appliquées, notamment l’étude de la dissémination des métaux lourds et le rayonnement « anormal » dans certaines régions du Burkina, recherches animées principalement par le Dr Cissé Ousmane Ibrahim, Docteur en sciences nucléaires.

    Le LAME compte plus d’une quinzaine de chercheurs seniors, une trentaine de chercheurs juniors qui sont des doctorants, et une vingtaine de DEA (Diplôme d’étude approfondie, ndlr). Les origines des doctorants sont diverses : Burkina, Mali, Côte d’Ivoire, Togo, Bénin, Niger, Tchad, Cameroun, Centrafrique et Madagascar.

    De plus en plus, on entend dire que des « chercheurs qui trouvent au Burkina, il y en a ». Etes-vous de ces chercheurs ? Et quelle trouvaille avez-vous sous la main actuellement ?

    Effectivement, c’est avec beaucoup de joie que je vais vous parler de l’innovation que nous avons faite. On a mis au point une nouvelle technique permettant de mesurer les quantités d’eau de pluie qui tombent.

    Pour l’agriculture, pour une meilleure gestion des ressources en eau, pour mieux situer les alertes à la sécheresse ou aux inondations, pour la connaissance des ressources en eau, pour les centrales hydroélectriques, pour les chercheurs travaillant dans la modélisation climatique, le suivi des pluies est essentiel.

    Les méthodes traditionnelles utilisent des pluviomètres, ou des radars, ou encore des données satellitaires. Ces différents dispositifs ont donné et continuent de donner satisfaction ; mais ils présentent des insuffisances. Pour ce qui est des pluviomètres, l’insuffisance porte surtout sur la capacité de couverture qui est assez limitée. Pour le radar, c’est son coût qui est prohibitif pour nos pays. Enfin, le suivi satellitaire et les prévisions météorologiques demeurent entachés d’incertitudes, notamment aux échelles spatiales et temporelles très fines : Les satellites ne permettent pas d’avoir des données précises sur un territoire donné, pendant un temps donné.

    Pour combler ces insuffisances, nous avons proposé une nouvelle technique utilisant les liaisons de télécommunication de la téléphonie cellulaire commerciale, pour pouvoir déterminer la quantité de pluie qui est tombée.

    Il y a aujourd’hui des pylônes des compagnies de téléphonie mobile qui couvrent densément le territoire pour la transmission des ondes porteuses de message.

    L’idée est partie d’un principe simple, qui s’appuie sur une propriété des pluies bien connue des professionnels de la télécommunication. En effet, les gouttes d’eau atténuent le signal radio transmis entre deux pylônes. Et en cas de pluie, l’onde qui est transmise entre les pylônes va traverser les gouttelettes d’eau. Au cours de ce passage, il y a d’une part, une absorption d’une fraction de l’énergie des ondes par les gouttelettes, et de l’autre, il y a le phénomène de diffusion de ces ondes, dans toutes les directions de l’espace, par ces mêmes gouttelettes, détournant les ondes de leur trajectoire prédéfinie et souhaitée par l’opérateur télécom. Ainsi, lorsqu’il pleut, la qualité de la réception baisse entre les pylônes. En réalité, de tout temps et en toute période de l’année, il y a des perturbations des ondes ; mais en saison pluvieuse, la situation devient dramatique pour le signal radio.

    Pour faire face à ce problème, les opérateurs de téléphonie cellulaire relèvent de façon systématique les puissances qui ont été émises et les puissances qui ont effectivement été reçues entre deux pylônes consécutifs. S’ils constatent une diminution importante telle que l’abonné au-delà du dernier pylône ne pourra pas avoir une bonne qualité de communication, ils augmentent la puissance. C’est ainsi qu’ils suivent les propagations d’ondes entre les pylônes et apportent les correctifs au besoin.

    Puisque cette perturbation devient importante quand il y a la pluie, nous nous sommes dit qu’on peut arriver à faire un lien quantitatif avec ce phénomène et la quantité d’eau traversée par les ondes. En clair, on peut estimer la quantité de pluie qui tombe à partir de cette diminution de la puissance de l’onde, en faisant la différentielle entre ce qui est émis et ce qui est reçu. C’est ce travail qui a été mené ces trois dernières années dans notre laboratoire en collaboration avec deux autres, l’un à Grenoble et l’autre à Toulouse, pour mesurer la quantité d’eau qui tombe quand la pluie perturbe la puissance entre deux pylônes consécutifs. Et aujourd’hui, nous avons atteint nos buts. Nous avons obtenu un résultat très satisfaisant qui a été publié, il y a quelques jours, à la mi-juillet, dans la revue « Geophysical Rechearch Letters ».

    Notre laboratoire, le LAME, et deux laboratoires de l’IRD, le LTHE (Laboratoire d’étude des Transferts en Hydrologie et Environnement) à Grenoble et le GET (Géosciences Environnement Toulouse) à Toulouse ont donc mis au point une technique innovante, pour la première fois en Afrique, d’estimation de hauteur de pluie et sa répartition spatiale.

    Que peut-on retenir de l’utilité de ce « résultat très satisfaisant » ?

    Sans être exhaustif, on sait que l’eau, c’est important, surtout pour notre pays dont la population est dans l’agriculture à 80% et qui s’active aussi dans l’élevage. Et aujourd’hui, on a aussi des barrages hydro-électriques dans notre pays, on a des retenues d’eau, etc. Pour toutes ces questions, il est nécessaire de savoir la quantité d’eau de pluie qui tombe dans le pays. Il y a également des préoccupations tenant à la prévention des inondations, aux survenues de maladies hydriques, aux poches de sécheresse, aux famines.

    Comment notre innovation technologie va apporter un plus ? Prenons d’abord le problème de la détermination de la quantité d’eau de pluie. Les pluviographes avec lesquelles la quantité qui tombe est évaluée, ne présentent que 400 cm² comme surface de captation. Et donc, si l’on veut vraiment savoir la quantité d’eau tombée sur une grande superficie, il aurait fallu placer une quantité énorme de pluviographes. Cependant les moyens dont dispose la météorologie nationale ne lui permettent pas de couvrir aussi densément qu’elle aurait souhaité le territoire national. Ce que nous avons comme technologie permet de mesurer la quantité d’eau reçue entre deux pylônes distants l’un de l’autre de 30 km. On a une intégration sur 30 km, non pas dans une seule direction, mais dans toutes les directions. Et tout le Burkina, y compris les régions les plus reculées et/ou les plus inaccessibles, étant aujourd’hui couvert par ces pylônes de téléphonie mobile, on dispose donc d’un vaste champ de mesure.

    Avec quelle société de téléphonie mobile travaillez-vous, et quelles sont ses attentes par rapport à cette innovation ?

    Nous travaillons avec Telecel Faso qui a mis à notre disposition, ses données numériques notamment celles portant sur la saison pluvieuse 2012. Ce qui nous a permis d’avancer dans ce travail qui nous permet aujourd’hui de sortir cette innovation. Nous lui en sommes très reconnaissants.

    Quelles sont ses attentes ? Premièrement, comme le directeur général de Telecel Faso, Dr Ouédraogo Dimitri, nous a dit lui-même, le fait de savoir que sa société contribue au développement du Burkina à travers cette innovation, c’est très important et cela est à son honneur. Deuxièmement, les premiers aspects de notre recherche étaient de quantifier les pluies. Mais au-delà, on a des étudiants que nous venons de mettre en thèse, et qui travailleront sur l’impact de la poussière sur le signal téléphonique cellulaire ainsi que d’autres aspects dont les caractéristiques des précipitations et la fréquence du signal. Et nous estimons que cela va aussi intéresser les sociétés de téléphonie mobile. C’est connu de tous, en dehors des périodes de pluies, il y a des perturbations des réseaux téléphoniques.

    A vous écouter, on est tenté de croire qu’une satisfaction morale suffit à Telecel dans le cadre de cette innovation. Est-ce vraiment cela, quand on sait que pour une société commerciale comme elle, l’intérêt moral ne compte pratiquement pas ?

    En réalité, ces sociétés de téléphonie mobile ne perdent pas du tout dans cette recherche qui leur permettra d’assurer plus de satisfaction à leurs clients. Après tout, elles auront des éléments fiables quant aux sources de perturbation des lignes téléphoniques.

    Par ailleurs, il est à souligner qu’elles n’enregistrent pas du tout de surcoût, quand elles mettent leurs données numériques à notre disposition. Et, comme dit tout à l’heure, nos recherches futures peuvent aussi leur être bénéfiques.

    Pour l’instant, vous travaillez avec Telecel. Qu’en est-il de la collaboration avec les autres compagnies de téléphonie mobile dans notre pays ?

    Entre ces autres compagnies et notre laboratoire, les relations sont très courtoises et amicales. Avec Telmob, nous n’avons pas pu aller jusqu’au bout par rapport aux données fournies, parce que nos moyens logistiques ne nous permettaient pas d’exploiter les installations qui nous ont été proposées. Le lien microonde était sur le tronçon Bobo-Dioulasso-Dédougou. Nos moyens ne nous permettaient pas d’y installer un pluviomètre et d’y procéder régulièrement aux relevés à des fins de comparaison avec les quantités de pluie déterminées à partir des liens de téléphonie cellulaire. Je pense que dans le futur, cela pourra être possible.

    Airtel nous intéresse aussi, parce qu’elle couvre environ 85 % du continent africain. Ce serait donc intéressant d’avoir la collaboration d’Airtel. Car voyez-vous, notre nouvelle technique de mesure n’intéresse pas seulement notre pays, ou les huit de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine, ndlr), mais toute l’Afrique. Au-delà, cela intéresse tous les pays pauvres aussi bien d’Amérique que d’Asie du sud-est, qui n’ont pas les moyens de s’acheter des radars météo, mais qui ont un besoin crucial de connaître les quantités d’eaux qu’ils reçoivent des précipitations. Bien sûr, il y aura des spécificités mais cette technologie sera applicable.

    Pour revenir aux opérateurs, au plan local, la démarche que nous avons eue à faire, est que nous sommes d’abord passés les voir individuellement. Nous sommes allés voir également l’Autorité de régulation pour qu’elle puisse nous appuyer.

    Ce qu’il faut savoir, c’est que notre recherche ne gêne pas du tout les sociétés de téléphonie. Et avec ces résultats établis, nous pensons que les choses iront encore mieux dans la collaboration.

    C’est vrai que ce sont les sociétés de téléphonie mobile qui vous intéressent dans le cadre de ce travail, mais on est aussi tenté d’en savoir sur vos relations avec les services de météorologie dans notre pays.

    Des relations ont été très vite développées dès le départ, parce que pour installer les pluviomètres sur le territoire national, ou pour installer un radar, il faut l’autorisation du ministère chargé des télécommunications et du ministère des transports. Nous avons donc dû prendre contact avec ces ministères dès le départ en 2011 ; ce qui nous a permis, nous et nos collaborateurs du LTHE et du GET, de travailler avec des pluviomètres installés sur des zones choisies de commun accord, de réaliser des sondages radio, et d’installer un radar à Somgandé sur le site même de la Météorologie nationale ; le radar est maintenant démonté et est en réinstallation dans les Cévennes, en France. Notre collaboration existe donc depuis le début de ce travail de recherche et l’entente est très franche et cordiale.

    Qu’en est-il de la prise en compte de la problématique des changements climatiques, quand on sait que ces changements climatiques influencent la pluviométrie ?

    Le problème de changements climatiques a été au départ même de la problématique. Le problème des changements climatiques nécessite aujourd’hui qu’on fasse de la modélisation ; c’est-à-dire que l’on puisse faire des études théoriques avec des projections sur le long terme. On a d’ailleurs un étudiant qui travaille sur la question dans une dynamique de projection sur les années 2080 et au-delà, en collaboration avec WASCAL en Allemagne. Mais pour que l’on puisse faire de telles projections, il faut, entre autres, connaître la situation actuelle. Et l’innovation que nous avons sous la main permettra d’avoir des données précises à cet effet.

    L’autre implication des changements climatiques est liée à la manifestation doublement violente de leurs effets. Soit ce sont les inondations, soit c’est la sécheresse. La contribution que nous pouvons apporter à ce niveau, est immédiate. Avec la quantification que nous allons établir, les autorités et organismes publics ou internationaux, en charge de ces questions, pourront savoir quelle zone, presque en temps réel, connaît un risque d’inondation ou vit une période prolongée de sécheresse.

    Toujours dans ce domaine de changements climatiques, nous travaillons aussi avec WASCAL, avec qui nous sommes en train de signer un ‘’Consortium Agreement’’ pour la mise en place de ‘’RainCell’’ Burkina, afin de promouvoir cette technique novatrice d’estimation des précipitations à l’ensemble des pays de l’Union Africaine. Outre l’Université de Ouagadougou et WASCAL, il y a l’IRD (GET et LTHE) et Karlsruhe Institute of Technology, Garmisch-Partenkirchen en Allemagne, qui font partie du consortium RainCell Burkina, précurseur de ‘’RainCell Africa’’.

    A quelle étape êtes-vous dans le processus de vulgarisation de cette innovation ?

    Cette innovation n’est pas encore passée à ce qu’on appelle l’opérationnalisation. Si on passe à l’opérationnalisation, voilà ce qui va se passer : un paysan pourra prendre son téléphone portable, joindre un opérateur qui va accepter d’utiliser ça comme base, et sur son téléphone, il pourra savoir la quantité d’eau tombée avec la dernière pluie. Il en sera ainsi dans tous les pays couverts par les compagnies de téléphonie mobile et dont les données numériques seront disponibles pour le traitement par cette technique.

    Et mieux, ce que nous proposons, pour la vulgarisation, c’est que dans ces pays, il y ait des gens qui soient formés à cela. Sur cette question de formation de chercheurs africains à cette nouvelle technologie, nous sommes en train de préparer un « workshop » qui se déroulera du 11 au 14 novembre à Ouagadougou ; « workshop » qui sera organisé par « RainCell africa » et qui verra la participation de nombreux spécialistes de la question.

    Nous envisageons la présence d’un chercheur senior et d’un chercheur junior par pays. Le junior, doctorant ou en situation postdoctorale, portera cette thématique soit par une thèse soit pour sa carrière.

    La fonctionnalité de cette innovation est-elle envisageable en se passant des pylônes de téléphonie mobile ?

    Cette question nous a été posée à Bamako, il y a de cela deux semaines. Ce qui est sûr, c’est que de plus en plus, les gens, les opérateurs de téléphonie, sont en train de vouloir mutualiser leurs pylônes. Selon les informations que nous avons, il y a une société financière américaine qui est en train de vouloir prendre à son compte la gestion de l’ensemble des pylônes des différentes sociétés de téléphonie (Telecel Faso, Telmob, Airtel), ces dernières ne s’occupant que des questions de trafic. Ainsi, au lieu que dans une même zone il y ait plusieurs pylônes, chacun pour chaque opérateur, il n’y aura qu’un seul avec des antennes orientées dans tel ou tel sens, selon le réseau de chaque opérateur. Cela va donc diminuer le nombre de pylônes dans un village ou dans une agglomération. C’est une bonne chose pour notre environnement, même si c’est une initiative qui mettra encore du temps. Mais je pense, qu’en tout état de cause, les liaisons seront toujours là pour encore une longue période, même si les « backbone » de fibre optique étaient entièrement mis en œuvre dans les différents pays. L’innovation pourra donc être, très utilement, mise à profit pour très longtemps.

    Parlez-nous de la communication qu’il y a eue jusque-là autour de cette innovation relative à la pluviométrie…

    Chez nous, nous sommes moins communicatifs que dans certains autres pays, comme me le faisait remarquer une des très hautes autorités de notre université. Mais cette innovation a déjà été publiée dans une revue internationale. Et au niveau national, c’est maintenant que la communication autour de la chose commence. Le Conseil Scientifique de notre Ecole doctorale, lors de sa dernière séance, le 30juillet dernier, a retenu le principe de la présentation de cette innovation, au cours d’une journée où différents aspects de la recherche en sciences et technologies seront présentés. La présidence de l’UO (Université de Ouagadougou, ndlr) soutient l’idée d’une conférence de presse, en accord avec les responsables de notre Ecole doctorale et les autorités universitaires chargées de la recherche, pour expliquer cette innovation et en démontrer l’utilité.

    Revenant sur la publication dans la revue « Geophysical Research Letters, GRL », il faut dire que toute innovation scientifique doit être communiquée à la communauté scientifique internationale. La science étant universelle, si l’on réalise une innovation et qu’on l’estime être un apport quant à l’avancée de la science, il faut donner l’information y relative. Nous avons choisi, avec nos collaborateurs, de faire cette publication dans une revue de très haut niveau parce que c’était une première en Afrique. Et deuxièmement, c’est un résultat très important. Il y a d’autres publications qui sont en cours de préparation, sans compter la soutenance de la thèse de Doumounia Ali, une thèse bâtie autour de cette innovation.

    Qu’en est-il des contraintes qu’il y a sans doute eues dans le cadre des travaux qui ont donné lieu à cette innovation ?

    Il y a eu des contraintes spécifiques qui nous ont amenés à travailler autour de Ouagadougou uniquement. Sinon, on aurait pu aller travailler dans la zone de Bobo-Dioulasso aussi ou ailleurs. Mais ce qu’il faut dire, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’être un laboratoire riche pour effectuer le travail que nous avons réalisé. Il est important de le dire haut et fort.

    La perfection n’étant pas de ce monde, qu’en est-il des imperfections par rapport à cette innovation ?

    Franchement, je suis très content, parce que ce résultat qui est sorti donne beaucoup d’éclairage par rapport aux capacités qui peuvent exister, même dans les universités pauvres comme les nôtres.

    C’est évident que nous pourrons encore y apporter des choses très intéressantes. D’ailleurs, dans le prolongement de la recherche en thèse qui a donné ce résultat, il y a une autre thèse qui vient de commencer. J’ai parlé tantôt de l’impact de la poussière sur le signal téléphonique ; voilà également une piste intéressante de recherche dans nos pays où quasi permanemment, il y a de la brume sèche.

    Et les perspectives de vulgarisation de cette innovation ?

    Nous pensons qu’i faut travailler à opérationnaliser l’innovation, en accord avec les structures et autorités intéressées, en premier lieu, à la question comme le ministère de l’agriculture ou le ministère de l’environnement. Nous allons aussi approcher l’UEMOA à qui nous avons déjà adressé une correspondance ainsi que le CILSS (Comité permanent inter-Etat de lutte contre la sècheresse au Sahel, ndlr), la Banque Mondiale, déjà approchés également.

    Si cela est fait, nous allons d’abord couvrir tout le pays. Ensuite, nous irons dans d’autres pays pour développer son application. Comme dit plus haut, en novembre nous allons organiser un ‘’workshop’’ pour permettre aux collègues chercheurs africains intéressés, de se former.

    A vous écouter, on a l’impression que vous vous investissez beaucoup dans la formation des jeunes dans le domaine de la recherche. Comment percevez-vous l’avenir de la recherche dans notre pays ?

    Vous savez, tout se construit, y compris la recherche. Et la construction de la recherche en physique à Ouagadougou a été laborieuse. Il a fallu d’abord mettre en place la Maîtrise de physique pure, avec difficultés. Ensuite, on a fondé le troisième cycle de physique et le premier laboratoire de recherche en physique dans notre université. On a perdu beaucoup de choses, notre jeunesse, l’argent de nos familles et nos économies etc...

    Mais aujourd’hui, c’est avec fierté que je vois ces étudiants que j’ai initiés à la recherche, qui sont des directeurs pour certains, bientôt des professeurs titulaires pour d’autres. Ils sont dans les différentes universités, centres de recherche et laboratoires du pays, et occupent des positions importantes et déterminantes. Dans notre Université, la recherche en physique est très vivante avec beaucoup de publications et dans des revues de haute qualité à l’image de celle que vient de produire le thésard Ali Doumounia. Et ça, j’en suis très fier, il faut l’avouer, sans fausse modestie. La relève est donc assurée !

    Source LeFaso: http://www.lefaso.net/spip.php?article60422


  • Des alternatives énergétiques améliorent les revenus issus du Karité au Burkina Faso

    Des alternatives énergétiques améliorent les revenus issus du Karité au Burkina Faso

    Créé par: admin | 2014-05-26 18:44

    Organisation Associé: CIRAD

    Résumé:

    Au Burkina Faso, le karité est exploité par les femmes selon un procédé traditionnel qui requiert beaucoup de main-d’œuvre et d’énergie. Pour améliorer l’efficacité de ce procédé, des chercheurs du Cirad et leurs partenaires se sont intéressés à la façon dont les productrices utilisent l’énergie, essentiellement le bois de feu. Ils ont ainsi pu mesurer précisément les flux énergétiques et financiers occasionnés par les processus de production actuels et simuler l’introduction de nouvelles techniques et pratiques, en particulier l’utilisation comme combustible des déchets produits par le traitement du karité.

    Comme dans les autres pays d’Afrique subsaharienne, le beurre de karité est exploité au Burkina Faso pour le marché domestique et l’exportation. Son extraction à partir de l’amande des fruits est réalisée par les femmes selon une méthode qui demande beaucoup de main-d’œuvre et d’énergie.

    C’est une filière traditionnelle, qui obéit peu à des critères économiques (fort rôle social de l’activité, utilisation de ressources domestiques non marchandes…), mais doit malgré tout faire preuve de compétitivité pour générer des revenus. Pour l’insérer dans un marché concurrentiel, il n’est pas question de moderniser et de mécaniser les processus de production en imposant des technologies difficilement appropriables par les productrices, mais plutôt d’améliorer l’efficacité des procédés traditionnels.

    Les chercheurs du Cirad s’intéressent à cette filière depuis plusieurs années. De 2009 à 2011, ils ont réalisé, dans le cadre d’une collaboration avec l’agence de coopération du Danemark, le groupe Cowi et le Secrétariat permanent de la Coordination des politiques sectorielles agricoles du Burkina Faso, une expertise pour soutenir l’élaboration de stratégies concernant, entre autres, cette filière. Ils ont ainsi pu identifier le potentiel d’amélioration de sa performance économique à partir de modifications simples dans la façon dont les productrices utilisent l’énergie, essentiellement le bois de feu.

    Lire la suite sur: http://afriquecroissanceverte.com/2014/04/17/des-alternatives-energetiques-ameliorent-les-revenus-issus-du-karite-au-burkina-faso/


  • Analyse de la perception  de la vulnérabilité et des stratégies locales d’adaptation aux variations et changements climatiques. Cas des exploitations agricoles de la CR de Keur Moussa.

    Analyse de la perception de la vulnérabilité et des stratégies locales d’adaptation aux variations et changements climatiques. Cas des exploitations agricoles de la CR de Keur Moussa.

    Créé par: Tamsir | 2014-02-16 23:36

    Organisation Associé: Ecole Supérieure d'Economie Appliquée (ESEA ex ENEA)

    Résumé:

    Au Sahel, l’adaptation des communautés de base serait la solution face aux inévitables changements et variations climatiques et leurs effets négatifs sur tous les secteurs de la vie et particulièrement sur l’agriculture. Celle-ci est d’une importance capitale pour l’économie de la zone et pour l’atteinte de l’objectif premier des OMD avec la date butoir de 2015: Éliminer l'extrême pauvreté et la faim. C’est la raison pour laquelle, le Sénégal a mis en place le PANA en 2006, le PNIA (2011 -2015)  avec l’ambition, d’inscrire le secteur agricole dans « la trajectoire  de la modernité, de la durabilité et de la productivité fondée sur la protection de l’agriculture familiale et la promotion des entreprises agricoles ».

    Dans la CR de Keur Moussa, les agriculteurs développent des stratégies d’adaptation. Ces stratégies (individuelles ou collectives) sont des mesures de correction ou d’anticipation des aléas. Ce document vise à analyser ces différentes pratiques locales de recherche de résilience. L’intention étant de faire le point sur l’efficacité  des actions de lutte antiérosive, des bonnes pratiques agricoles et de la dynamique organisationnelle  sur la résilience des exploitations agricoles. La méthodologie de la recherche a consisté à faire une revue des documents traitant de la question et à effectuer des enquêtes de terrains pour collecter des données qualitatives et quantitatives auprès des chefs d’exploitations agricoles, des chefs de villages et des structures intervenant dans la CR notamment WOOBIN, ENDA Pronat, ANCAR.

    Mais l’analyse de la capacité d’adaptation a comme préalable un diagnostic du niveau de vulnérabilité. Dans ce cadre, le savoir local sera privilégié car la perception des producteurs de leur niveau de vulnérabilité peut nous apprendre des aspects omis par les résultats scientifiques ou les jugements d’experts. Ainsi, la perception globale des producteurs est une variation ou une baisse de la pluviométrie, une augmentation de la température, la dégradation des sols, la réduction du couvert végétal et de la faune ;  une vulnérabilité socio économique marquée par une forte concentration humaine, une insécurité foncière, un niveau de vie en dessous du seuil de survie.

    Au terme de l’analyse, il apparait que face aux incertitudes du climat, les exploitations agricoles de la CR de Keur Moussa apparaissent certes vulnérables, mais également résilientes. Il semble, de ce fait, que les populations rurales généralement pauvres peuvent avoir une bonne capacité d’adaptation car  le niveau de vulnérabilité n’est pas seulement lié au niveau d’aisance matérielle mais aussi à la volonté de faire face à la péjoration du climat.

    Mots lés : variations climatiques, vulnérabilité, stratégies locales d’adaptation, exploitation agricole, perception.


  • La stratégie diabolique des futures plantes OGM

    La stratégie diabolique des futures plantes OGM

    Créé par: admin | 2013-08-19 19:12

    Organisation Associé: Monsanto

    Résumé:

    Jeudi 1er août, le Conseil d'Etat a annulé le moratoire qui frappait depuis 2012 le MON810, un maïs transgénique de la firme américaine Monsanto. Le MON810 est une plante à laquelle un gène a été ajouté pour qu'elle produise une toxine dite "Bt" (du nom de la bactérie Bacillus thuringiensis qui la synthétise naturellement), toxine qui tue les insectes ravageurs de ce maïs, comme la pyrale, en paralysant l'intestin des larves. Dans l'esprit des créateurs de cette plante transgénique, faire fabriquer le pesticide directement par la plante évite aux agriculteurs d'en épandre sur leurs cultures. Cette décision du Conseil d'Etat a une nouvelle fois relancé le débat sur la culture d'organismes génétiquement modifiés (OGM) en France, les opposants aux OGM soulevant plusieurs arguments, comme les risques pour la santé des consommateurs (humains ou animaux d'élevage), la contamination des cultures non-OGM et du miel, le fait que certains insectes utiles seraient victimes de la plante ou bien le développement de résistances à la toxine chez les nuisibles.

    Ce débat, qui a depuis longtemps quitté le domaine de la science pour tomber dans celui de la politique – les arguments exploités par les uns et les autres étant plus d'ordre idéologique que biologique –, pourrait bien de toute manière devenir rapidement un combat d'arrière-garde avec la future génération de plantes transgéniques, ainsi que le souligne Science dans son numéro spécial du 16 août, consacré à l'épineuse question des pesticides. En effet, les OGM de demain ne seront plus conçus suivant le principe assez basique qui consistait à leur faire produire l'insecticide. Non, ils seront l'insecticide, grâce à une stratégie diabolique, celle de l'interférence ARN.

    Derrière cette expression se cache un phénomène dont la découverte a valu à Craig Mello et Andrew Fire le Nobel de médecine 2006. Pour le comprendre, il faut entrer dans le mécanisme cellulaire. Dans le noyau se trouve l'ADN, qui constitue le support de l'information génétique et détient la recette de fabrication des protéines indispensables à la vie. En revanche, l'usine qui synthétise ces protéines est située dans le cytoplasme de la cellule, c'est-à-dire à l'extérieur du noyau. Pour fabriquer une protéine, il faut par conséquent copier l'information contenue dans le gène qui, au sein de l'ADN, correspond à cette protéine, puis la transporter à l'extérieur du noyau. C'est le rôle de l'ARN messager.

    Ce qu'ont découvert Mello et Fire, c'est que l'on pouvait, à l'aide d'un ARN dit "interférent", intercepter le facteur en cours de route : de tout petits morceaux de cet ARN interférent viennent se coller à l'ARN messager, ce qui entraîne sa destruction. Conclusion : le message ne parvient jamais à l'usine à protéines, la protéine n'est pas synthétisée et son gène est comme éteint. Le phénomène de l'interférence ARN se retrouve dans la nature, soit pour lutter contre l'introduction de génomes étrangers (de virus, par exemple), soit pour moduler l'expression de certains gènes.

    L'idée des fabricants de semences OGM consiste à faire fabriquer à leurs plantes un micro-ARN interférent réduisant au silence une protéine-clé pour l'organisme des insectes ravageurs. Une fois que ces derniers auront croqué dans la plante et assimilé l'ARN interférent en question, celui-ci empêchera la production de la protéine vitale et l'animal mourra. On peut dans ce cas considérer que la plante a été transformée en poison pour ces insectes. Une étude canadienne publiée en 2009 a montré que la technique fonctionnait avec plusieurs parasites bien connus, comme le tribolium rouge de la farine, le puceron du pois ou le sphinx du tabac. Autre point important de cette étude : il est possible de cibler une espèce sans porter préjudice à ses cousines proches. Ces chercheurs ont ainsi choisi un gène présent chez quatre drosophiles, mais dont l'écriture varie suivant les espèces. En sélectionnant très précisément un petit morceau du code génétique spécifique à l'une de ces mouches, il a été possible d'éteindre le gène chez elle, alors qu'il demeurait actif chez les trois autres espèces.

    Ainsi que l'explique Science, les premières plantes OGM à ARN interférent devraient arriver sur le marché d'ici à la fin de la décennie. Les semenciers se sont mis en ordre de bataille, comme le Suisse Syngenta qui, pour plus de 400 millions d'euros, a racheté en 2012 l'entreprise belge DevGen, spécialiste de l'interférence ARN. Monsanto n'est pas en reste qui, toujours en 2012, s'est allié à un autre champion de cette biotechnologie, Alnylam Pharmaceuticals. Par ailleurs, au cours de l'année écoulée, les chercheurs de Monsanto ont publié deux articles (ici et ) dans lesquels ils expliquent avoir mis en sommeil, par interférence ARN, un gène de la chrysomèle des racines du maïs, insecte qui coûte un milliard de dollars par an aux producteurs de maïs américains.

    Toute la question est désormais de savoir si ces OGM produisant des micro-ARN interférents seront sans risque pour les mammifères (hommes ou bétail) qui les consommeront. On a longtemps pensé (et certains le pensent toujours) que ces minuscules molécules étaient trop fragiles pour résister au processus de digestion. Mais une étude chinoise publiée en 2011 par la revue Cell Research est venue jeter le doute : ses auteurs affirmaient avoir retrouvé dans le sang d'humains des micro-ARN interférents provenant de plantes diverses et notamment du riz. Et un de ces ARN interférents était même capable de réguler l'élimination du cholestérol !

    L'étude ne parlait absolument pas des futurs OGM, mais cela n'a pas empêché le site AlterNet de faire le rapprochement et de lancer l'alerte. De ce long pamphlet contre les OGM, pas toujours très exact, je retiendrai la seule proposition scientifique sensée : avant toute commercialisation d'une plante transgénique fonctionnant sur le principe de l'interférence ARN, il faudra évidemment prendre la précaution élémentaire de vérifier que le micro-ARN sélectionné n'ira pas, par un hasard malheureux, éteindre un gène d'Homo sapiens ou des principaux animaux d'élevage.

    Pour le reste, on laissera aux hommes politiques, aux lobbies de tout bord et aux instituts de sondage le soin de décider si les OGM doivent ou pas être cultivés...

    Pierre Barthélémy


  • Groundwater resilience to climate change in Senegal

    Groundwater resilience to climate change in Senegal

    Créé par: samboudjiby | 2013-01-16 21:14

    Organisation Associé: West African Science Service Center on Climate Change and Adapted Land Use (WASCAL) C/o Graduate Research Program (GRP) on Climate Change and Water Resources - UAC- Benin

    Résumé:

    The overall aim of this PhD research project is to improve understanding of groundwater resources across Senegal and examine their relative resilience to climate change. The main outputs from the project are quantitative groundwater maps for Senegal which highlight which areas are more likely to be resilient to climate change and also where sufficient groundwater resources may be available to help adaptation.


  • Building wetland people climate resilience through aquaculture value chain and integrated flood water management in Benin

    Créé par: tounde | 2012-09-06 10:28

    Organisation Associé: University of Parakou

    Résumé:


  • approche participative pour la gestion de la fertilité des sols

    Créé par: guidiafrica | 2012-07-30 23:51

    Organisation Associé: ITRA + ICAT+IFDC

    Résumé:

    Dans le conteste actuel ou le changement climatique constitue un défi énorme pour le secteur agricole, les voies et moyens sont en train d’être explorés pour mettre au point des techniques appropriées et applicables afin d’installer des systèmes de productions susceptibles de permettre un développement durable et conséquent du secteur.

    C’est dans ce souci que ce projet est élaboré pour permettre aux producteurs et aux décideurs de voir la valeur pour l’utilisation des engrais simples dans les exploitations agricoles et par voie de conséquence, éviter une surdose des éléments dans le même sol et d’éviter que le producteur puisse dépenser énormément pour fumer sont sol.

    Des essais ont été faits dans une vallée rizicole sise à Mission Tové dans la préfecture du Zio s’étendant sur plus de 400 hectares pour identifier la déficience et la performance du domaine (le sol) en des éléments majeurs (NPK) dont les cultures ont besoin réellement.

    Les essais consistaient à faire des démonstrations sur quatre parcelles abritant des jeunes plant du riz de même variété : sur une parcelle, on a appliqué l’engrais composé NPK 15.15.15 ; sur une autre on a seulement appliqué le N (azote) sur la troisième le P est appliqué et le K est appliqué sur la dernière parcelle.

    Avec les producteurs, l’équipe technique a puis identifier le ou  lesquels des éléments qui manque (nt)  pour le sol.

    en définitive les resultats ont montré que ce sol est déficitaire plus en Azote et moin en Phosphore et que la quantité de Potasium est très suffisante

    Le grand défi qui reste à relever est de faire un texte au préalable pour identifier la fertilité datant  d’un sol et de disposer des engrais simples à apporter en complement.

     

    Dominique GUIDIGAN

    Ing A.Agronome à L'ICAT (Instituit de Conseil et d'Appui Technique)

    tel: 00228 9029 85 28

    mail: guidigandomi@yahoo.fr

     

     

     

     

     


  • Discussions en Ligne: Semences locales, OGM, sécurité alimentaire et changements climatiques en Afrique

    Discussions en Ligne: Semences locales, OGM, sécurité alimentaire et changements climatiques en Afrique

    Créé par: admin | 2012-02-24 20:36

    Organisation Associé: africaadapt_production

    Résumé:

    Les changements et variabilités climatiques posent un défi pour la sécurité alimentaire en Afrique, en affectant tant la quantité que la qualité de la production agricole.

    Compte tenu de cette situation, des voix s’élèvent et se demandent si les semences locales, pilier de la souveraineté agro économique des fermiers, affectées par les effets néfastes des changements climatiques, sont encore suffisantes pour assurer la sécurité alimentaire des ménages africains.

    Rejoingnez les discussions en ligne : http://next.dgroups.org/fara-net/africa-adapt/africa-adapt-fr


  • Discussions en Ligne: Semences locales, OGM, sécurité alimentaire et changements climatiques en Afrique

    Discussions en Ligne: Semences locales, OGM, sécurité alimentaire et changements climatiques en Afrique

    Créé par: admin | 2012-02-24 20:28

    Organisation Associé: africaadapt_production

    Résumé:

    Les changements et variabilités climatiques posent un défi pour la sécurité alimentaire en Afrique, en affectant tant la quantité que la qualité de la production agricole.

     

    Compte tenu de cette situation, des voix s’élèvent et se demandent si les semences locales, pilier de la souveraineté agro économique des fermiers, affectées par les effets néfastes des changements climatiques, sont encore suffisantes pour assurer la sécurité alimentaire des ménages africains.

     

    Rejoingnez les discussions en ligne : http://next.dgroups.org/fara-net/africa-adapt/africa-adapt-fr


  • Discussions en Ligne: Semences locales, OGM, sécurité alimentaire et changements climatiques en Afrique

    Créé par: admin | 2012-02-24 20:25

    Organisation Associé: africaadapt_production

    Résumé:

    Les changements et variabilités climatiques posent un défi pour la sécurité alimentaire en Afrique, en affectant tant la quantité que la qualité de la production agricole. 

     

    Compte tenu de cette situation, des voix s’élèvent et se demandent si les semences locales, pilier de la souveraineté agro économique des fermiers, affectées par les effets néfastes des changements climatiques, sont encore suffisantes pour assurer la sécurité alimentaire des ménages africains.

    Rejoingnez les discussions en ligne : http://next.dgroups.org/fara-net/africa-adapt/africa-adapt-fr

     


  • Discussions en Ligne: Semences locales, OGM, sécurité alimentaire et changements climatiques en Afrique

    Créé par: admin | 2012-02-24 20:24

    Organisation Associé: africaadapt_production

    Résumé:

    Les changements et variabilités climatiques posent un défi pour la sécurité alimentaire en Afrique, en affectant tant la quantité que la qualité de la production agricole.

     

    Compte tenu de cette situation, des voix s’élèvent et se demandent si les semences locales, pilier de la souveraineté agro économique des fermiers, affectées par les effets néfastes des changements climatiques, sont encore suffisantes pour assurer la sécurité alimentaire des ménages africains.

    Rejoingnez les discussions en ligne : http://next.dgroups.org/fara-net/africa-adapt/africa-adapt-fr


  • Les synergies entre adaptation et atténuation en quelques mots

    Les synergies entre adaptation et atténuation en quelques mots

    Créé par: dilikool | 2011-10-14 04:54

    Organisation Associé: COBAM

    Résumé: Ce document d’information a été produit dans le cadre du projet COBAM mis en œuvre par le CIFOR. COBAM est financé par la Banque Africaine de Développement, dans le cadre de son soutien à la CEEAC pour la mise en œuvre du PACEBCo, dont l’organe d’exécution est la COMIFAC. Ecrit par Dr Bruno Locatelli, il explique de façon très simplifiée les concepts d’adaptation et d’atténuation et les potentielles synergies qui pourraient exister entre les deux


  • Appel à contribution pour la 3ème édition de la foire sous-régionale pour la promotion des semences

    Appel à contribution pour la 3ème édition de la foire sous-régionale pour la promotion des semences

    Créé par: dilikool | 2011-10-08 16:41

    Organisation Associé: Association Sénégalaise des Producteurs de Semences Paysannes (ASPSP)

    Résumé: L’ASPSP organise la troisième édition de la foire des semences paysannes du 20 au 23 novembre 2011 au village de Djimini (région de Kolda) au Sénégal. Elle souhaite mobiliser des acteurs valorisant la biodiversité cultivée, les semences et savoirs traditionnels pour défendre les droits des paysans sur leurs semences. Des plateformes d’échanges seront organisées à ce sujet. Cette rencontre permettra d’affirmer notre vision de la semence traditionnelle et des modes de production écologiques.


  • Adaptation aux climatiques  grâce aux outils TIC

    Adaptation aux climatiques grâce aux outils TIC

    Créé par: francoise | 2011-09-08 13:39

    Organisation Associé: Réseau Femmes en Action Burkina Faso

    Résumé: Le Réseau Femmes en Action s’engage dans l’accompagnement des producteurs confrontés au choc climatique


  • Burkina Faso : Campagne nationale de reforestation 2011

    Créé par: francoise | 2011-09-08 12:40

    Organisation Associé: Réseau Femmes en Action Burkina Faso

    Résumé: La campagne nationale de reforestation 2011 lancée en juillet 2011 au Burkina Faso traduit la volonté des acteurs-trices de développement à s'engager dans la restauration et la préservation du couvert végétal. Elle se tient au moment où l'Assemblée Générale des Nations Unies, après une année consacrée à la biodiversité en 2010 et devant l'importance de la déforestation dans le monde a proclamé 2011, année internationale des forêts sous le thème « Des forêts pour les peuples ».


  • Définition de concepts sur les changements climatiques :

    Définition de concepts sur les changements climatiques :

    Créé par: francoise | 2011-09-08 12:29

    Organisation Associé: Réseau Femmes en Action Burkina Faso

    Résumé: Pour aider les praticiens à mieux comprendre et appréhender le phénomène des changements climatiques, son influence sur les projets de développement notamment dans le domaine de la sécurité alimentaire, le Réseau Femmes en Action, lors de la mise en œuvre du Mini programme de Communication sur le changement climatique a capitalisé des expériences qu’il souhaite partager avec tous les membres du Réseau Africa Adapt. Cette série de présentation commence par une définition de concepts.


  • Adaptation H2O CALL FOR PROPOSALS

    Adaptation H2O CALL FOR PROPOSALS

    Créé par: admin | 2011-07-05 04:33

    Organisation Associé: IDRC

    Résumé:

    Adaptation H2O CALL FOR PROPOSALS - LAMADO A PROPUESTAS - APPEL A PROPOSITIONS International Development Research Centre / Centre de recherches pour le développement international / Centro Internacional de Investigaciones para el Desarrollo INFO-CCW – May 2011 Climate Change and Water Program / Changements climatiques et eau / Cambio Climático y Agua


  • Mini programme de communication sur le changement climatique

    Mini programme de communication sur le changement climatique

    Créé par: francoise | 2011-07-03 17:58

    Organisation Associé: Réseau Femmes en Action Burkina Faso

    Résumé: Les Régions du Ganzourgou, Namemtenga, Boucle du Mouhoun (Zorgho, Boulsa, Boromo) sont des zones à fortes potentialités agricoles et maraîchères (maraichage, niébé, maïs). Actuellement ces zones connaissent des difficultés liées au choc climatique, caractérisées par de fortes températures en saison sèche, la dégradation les terres cultivables, des inondations en saison pluvieuse.


  • Fonds d’Innovation africaadapt_production pour le Partage de Connaissances

    Créé par: binetou | 2011-06-27 16:12

    Organisation Associé: AfricaAdapt

    Résumé:

    Le réseau africaadapt_production lance la 3eme Edition de son Fonds d’Innovation africaadapt_production pour le Partage de Connaissances qui fait la promotion du savoir local/endogène et des initiatives locales de partage de connaissances. Voir l'onglet "Project resources" pour les formulaires d'applications.


  • Une nouvelle vision pour africaadapt_production

    Une nouvelle vision pour africaadapt_production

    Créé par: admin | 2011-06-15 08:22

    Organisation Associé: africaadapt_production

    Résumé: Adaptation aux changements climatiques en Afrique - Une nouvelle vision pour africaadapt_production – Entrevue avec Moussa Na Abou Mamouda